
Coder un site web avec WordPress est très flexible. Vous avez un accès total au code source. Cela vous permet de modifier, d’étendre ou de restreindre les fonctionnalités selon les besoins de votre projet. En plus, développer sur WordPress permet de ne pas réinventer la roue pour les fonctions standards comme la gestion des utilisateurs, les flux RSS, les commentaires. Mais un site WordPress nécessite un suivi régulier pour éviter les bugs et les problèmes techniques. Pour cela, quels sont les bons réflexes à développer?? Comment assurer la maintenance de votre site sans stress?? Découvrez ici les points clés à maîtriser?!
L’étape n° 1 pour éviter tout éventuel souci sur son site WordPress est de mettre en place un système de copie automatique. Conscients de l’enjeu, beaucoup de propriétaires de blogs pensent qu’une simple copie des articles suffit. Or en réalité, sans les dossiers utiles et les tables liées au fonctionnement, la remise en service devient plus longue.
Pour sauvegarder un site sous wordpress, il faut choisir un système capable de récupérer à la fois :
Si vous utilisez un outil comme UpdraftPlus ou BlogVault, faites en sorte que ces archives soient envoyées vers un stockage externe comme Google Drive ou Dropbox. Conserver vos sauvegardes sur le même serveur que votre site est une erreur classique à éviter. Si le serveur tombe, vos copies tombent avec lui.
Comme tout bon logiciel, l’outil WordPress évolue sans cesse pour corriger des failles et apporter de nouvelles fonctionnalités. Chaque version apporte son lot de nouveautés afin de renforcer la stabilité et les performances de l’écosystème. Il s’avère alors indispensable de mettre à jour votre installation dès qu’une nouvelle mouture officielle est disponible.
Mais avant de lancer le processus, jetez un œil aux notes de publication pour comprendre les changements. Si vous gérez un site avec beaucoup de trafic, testez les nouveautés sur un site de test avant de les appliquer sur votre plateforme publique. Cela vous permet de vérifier la compatibilité avec vos outils actuels sans risquer de tout casser.
Après chaque mise à jour, prenez quelques minutes pour vérifier les points suivants :
Ce réflexe vous permettra de repérer plus rapidement un souci naissant et de le corriger le plus tôt possible.
La sécurité ne s’arrête pas aux mises à jour, puisque les attaques de force brute sont courantes et ciblent potentiellement les sites WordPress. Pour cette raison, vous devez consulter régulièrement les rapports d’activité stockés sur l’hébergement afin de repérer toute activité suspecte ou inhabituelle.
En effet, cherchez d’abord les connexions ratées répétées sur la page admin. Repérez ensuite les adresses IP qui reviennent avec des comportements identiques. Si plusieurs tentatives visent des comptes inexistants, vous avez un indice clair.
Par ailleurs, surveillez les requêtes vers des chemins inhabituels qui peuvent être :
Ces demandes proviennent parfois de robots qui cherchent une faille connue. Même si l’accès échoue, il est fort probable que le danger persiste, et vous devez bloquer immédiatement ces accès. Idéalement, appliquez cette routine de vérification chaque semaine.
Sur WordPress, les révisions automatiques des articles s’accumulent rapidement. À chaque fois que vous enregistrez un brouillon, le logiciel crée une copie dans le stockage. Avec le temps, ces milliers de lignes alourdissent le site pour rien. D’où la nécessité de planifier un grand ménage régulier.
En effet, la première des choses à faire est d’examiner tout ce qui s’accumule. Les révisions d’articles sont utiles pour revenir sur un texte récent, mais ne gardez que les trois dernières versions. Supprimez le surplus pour alléger le serveur. Dans cet ordre d’idées, vous pouvez utiliser des outils comme WP-Optimize. Cet outil sert à nettoyer :
Ainsi, vous améliorerez les performances du tableau de bord et réduirez les temps de chargement.
De même que les révisions inutiles alourdissent le site, les commentaires indésirables polluent la base de données. Ils peuvent nuire à votre référencement s’ils contiennent des liens vers des sites douteux. Pour prévenir ce problème, prenez l’habitude de vider la corbeille des spams chaque jour.
Mais l’idéal est de mettre en place un filtre antispam fiable. Installez un outil de filtrage automatique comme Akismet ou Antispam Bee afin de bloquer les robots avant leur publication. Vérifiez ensuite manuellement la file d’attente une fois par semaine pour repêcher les messages légitimes qui auraient pu être bloqués par erreur technique. Supprimez définitivement les éléments indésirables stockés dans la corbeille au lieu de les laisser s’accumuler durant des mois sans aucune raison valable.
Rien n’est plus frustrant pour un utilisateur que de cliquer sur un lien et de tomber sur une erreur 404. Cela donne une impression de site abandonné. Utilisez des outils comme Broken Link Checker pour scanner votre contenu. Une fois les erreurs identifiées, vous devez corriger les adresses mortes ou les supprimer.
Pour les liens internes, remplacez l’adresse obsolète par la bonne page. Si le contenu n’existe plus, orientez vers une ressource proche. En ce qui concerne les liens externes, vérifiez si la ressource a changé d’adresse. Si elle n’existe plus, cherchez une source équivalente, fiable et actuelle.
Vous devez aussi supprimer les chemins vers des sites qui ne respectent plus les normes de sécurité actuelles. À cette occasion, n’oubliez pas de mettre à jour vos vieux articles. Intégrez-y des sources plus récentes et plus pertinentes.
Après tout, gardez à l’esprit que la moindre faille est une aubaine pour les cybercriminels. C’est pourquoi vous devez renouveler périodiquement vos certificats de sécurité et vos mots de passe.
Tout d’abord, notez la date d’échéance de votre certificat. Si votre prestataire propose le renouvellement automatique, activez cette option. Sinon, placez plusieurs rappels afin d’éviter toute surprise à cet effet. Puis, après renouvellement, ouvrez plusieurs pages du site et vérifiez qu’aucun contenu mixte n’apparaît.
De même, vous devez réviser régulièrement les accès utilisateurs. Remplacez les codes secrets trop anciens, trop courts ou réutilisés ailleurs. Choisissez des combinaisons uniques pour chaque service important. Ajoutez une couche de double authentification pour les comptes sensibles.
Pour finir, réduisez le nombre de comptes puissants, car tout accès administrateur inutile augmente le risque global. Vous feriez mieux de supprimer les profils inactifs pour limiter les cibles potentielles lors des attaques groupées.